Emploi précaire

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en décembre 2019

Sommaire

Le chômage n’est pas le seul fléau touchant le monde du travail, la précarité des emplois l’est tout autant. Ainsi, pour l’année 2015, si 85 % des salariés français étaient embauchés en contrat de travail à durée indéterminée (CDI), près de 10 % étaient en contrat de travail à durée déterminée (CDD), 2,4 % en intérim et 1,6 % en apprentissage (selon les dernières données Insee).

Plus inquiétant encore, 87 % des nouvelles embauches ont été effectuées en contrat de travail à durée déterminée. L’emploi précaire engendre des incertitudes concernant l’avenir, une insécurité.

Qu’est-ce qu’un emploi précaire ?

Sous le terme « emplois précaires », on trouve bien entendu les contrats de travail qui ne sont pas des contrats à durée indéterminée et dont la durée est donc limitée ou non définie (c’est-à-dire que le salarié ne sait pas exactement quand sa mission se terminera). Il s’agit notamment des contrats d’intérim, des contrats à durée déterminée et des contrats aidés.

On peut également considérer comme « emplois précaires » des emplois qui ne dégagent pas une rémunération assez importante pour pouvoir vivre de manière décente. Il en est notamment ainsi des emplois à temps partiel subi. Les travailleurs à temps partiel subi bénéficient souvent d’un contrat à durée indéterminée, mais la rémunération versée en contrepartie de leur travail étant insuffisante, ils basculent alors dans la précarité.

La population qui subit le travail précaire est majoritairement composée des salariés ayant une faible qualification, des salariés immigrés, des étrangers, des jeunes mais aussi des femmes.

Emploi précaire : quelles sont les causes ?

La précarité des emplois s’est développée pour faire face à la crise économique.

Proposer des emplois précaires est alors devenu une stratégie économique pour les employeurs. L’employeur peut ainsi s’adapter rapidement au changement de conjoncture, aux nouvelles habitudes et être davantage concurrentiel. Faire appel aux CDD, aux intérimaires, aux temps partiel permet d’augmenter ou de réduire le nombre de salariés dès que cela est nécessaire. Le but est de pouvoir passer à côté des contraintes liées au licenciement d’un salarié en CDI.

Le salarié doit coûter le moins cher possible, non seulement lorsqu’il travaille, mais aussi lorsque l’employeur ne souhaite plus utiliser ses compétences.

Quelles sont les conséquences de la précarité de l’emploi ?

La précarité de l’emploi engendre une alternance entre des périodes d’emploi et des périodes de chômage, que l’on appelle chômage récurrent.

Cette précarité a des conséquences néfastes sur la vie du salarié, tant sur le plan matériel que sur le plan physique. En effet, au-delà des difficultés financières (difficultés pour obtenir un prêt, impossibilité de se projeter dans l’avenir, etc.), le travail précaire engendre du stress, du mal-être, nuit à la santé mentale du travailleur. Bien que présente dans tous les secteurs, la souffrance au travail est davantage présente chez les travailleurs précaires que chez les autres travailleurs.

Au contraire, pour l’employeur, la précarité des emplois a des conséquences avantageuses. Les salariés précaires sont souvent des salariés conciliants, obéissants et peu revendicatifs. En effet, les salariés en CDD ou les intérimaires ne sont pas souvent syndiqués de peur de ne pas pouvoir être embauchés définitivement. Ces salariés précaires essaient de mettre toutes les chances de leur côté en espérant signer ce fameux CDI à temps plein tant convoité.

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